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LES PETITS METIERS DE PARIS : LES ARRACHEURS DE DENTS

Publiée le 22/03/2015

cabinet dentaire

 

Dans les années 1900, il faut bien reconnaître que l'hygiène corporelle n'était pas la préoccupation première d'une grande partie des Français. Certains, les plus nombreux, se contentaient souvent d'une toilette de chat quotidienne et d'un "récurage" hebdomadaire, voire mensuel. Quant à l'hygiène bucco-dentaire, n'en parlons pas, elle était quasi inexistante, y compris "dans le monde". En cas de caries profondes ou d'abcès, seuls ceux qui avaient des moyens importants (la Sécurité Sociale n'existait pas) pouvaient se rendre chez le chirurgien-dentiste. Les autres prenaient leur mal en patience en souffrant souvent le martyr.

Dans les villes, il y avait pourtant une autre solution : le  dentiste ambulant. Certes, il n'avait de dentiste que le nom, mais celui que l'on appelait également l'arracheur de dents était souvent loin d'être un charlatan.

 

Effectivement, le dentiste ambulant était un bateleur qui, à Paris, oeuvrait dans les foires ou les fêtes foraines où il installait une estrade. Il fallait attirer le client. Il se servait de son bagout et faisait appel aussi à des musiciens pour "chauffer l'ambiance". Lorsque l'assistante était suffisante, le dentiste proclamait haut et fort que ses patients ne souffraient jamais. Ce n'était pas toujours le cas d'où l'expression "mentir comme un arracheur de dents".

En général, le premier patient était un complice qui semblait souffrir le martyre. Alors que les musiciens jouaient de plus belle, l'arracheur introduisait un instrument dans la bouche du faux patient et par un tour de passe-passe, en ressortait une grosse molaire sous les applaudissements du public. Lorsqu'il traitait les vrais patients, le dentiste ne traitait que les dents faciles à extraire. Il ne surfacturait pas son intervention mais se rattrapait sur la vente de produits "miracles" mais d'une réelle efficacité (clous de girofle, plantes à propriétés narcotiques, eau d'absinthe, extraits d'opium).

Pour la petite histoire, à Lyon au début des années 1800, un homme sans travail s'improvisa arracheur de dents sur les marchés. Pour attirer la clientèle, il inventa une marionnette qu'il faisait bouger à l'aide d'une gaine dans laquelle il plaçait sa main. Il l'avait baptisé 'Guignol" !

 

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