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Les petits métiers d'antan dans notre quartier !

Publiée le 31/07/2015

LES MARCHANDS DE COCO 

Le bonheur pour 5 centimes !

 

Coco ! Coco ! Coco frais !

 

Dans les années 1900, ce cri résonnait, tous les étés, dans les rues et sur les places les plus fréquentées de la capitale. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, et à ce que, malheureusement, l'on peut lire ici ou là, ce coco-ci n'avait rien à voir, mais alors rien du tout, avec le fruit exotique que nous connaissons aujourd'hui !

 

Non ! En lançant ce cri, les marchands de coco proposaient aux Parisiens, petits ou grands, une boisson rafraîchissante que l'on obtenait en faisant macérer du bois de réglisse (en fait des racines d'une plante commune appelée "glycyrrhisa") dans de l'eau à laquelle on rajoutait un peu de jus de citron, fruit qui était déjà cultivé dans le Midi.

 

Ce petit métier saisonnier était pratiqué dans les rues de Paris depuis le XVIIIè siècle. A l'époque, le marchand de coco, reconnaissable à son tablier blanc et à son bonnet biscornu, décoré de colifichets et de plumes d'oiseaux, arpentait les rues, une fontaine de fer-blanc sur le dos et deux gobelets d'argent à sa  ceinture, en criant seulement A la fraîche ! Qui veut boire ?

 

Plus d'un siècle plus tard, les marchands de coco arpentaient toujours les rues de Paris mais de plus en plus nombreux étaient ceux qui installaient leur petite charrette devant les parcs et jardins publics (notamment au Jardin du Luxembourg) où l'on venait chercher un peu d'ombre. Le coco était toujours au frais dans sa fontaine de fer-blanc, mais les verres, que l'on rinçait après usage, avaient remplacé les gobelets d'argent. Le marchand, quant à lui, avait troqué le bonnet en vogue au XVIIIè siècle contre un élégant canotier. Cette boisson était d'autant plus populaire qu'elle était bon marché : moins de 5 centimes, soit moins de 0,0016 euros !

 

Sans faire fortune, notre marchand de coco s'y retrouvait d'autant que l'hiver venu, il se transformait en marchand de tisane, tisane chaude, qu'il véhiculait dans la même fontaine en fer-blanc.

 

 

 

 

 

 

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